26. mars, 2017

Je dénonce

Je suis allée chercher hier le reste de mon dossier gynécologique (début de ma première grossesse, 2001) qui, comme par hasard, ne faisait pas partie de se qu’on m’avait déjà envoyé. Mon ancien gynécologue a souhaité que je passe le chercher à son cabinet car il voulait me parler deux minutes.
Innocemment je me suis dit: “il va vouloir me dire que dans le temps (2001) il n’était pas au courant des effets néfaste du valproate sur le fœtus, voir même sans excuser...”
Je suis vite redescendue sur terre quand Monsieur le Professeur, car oui maintenant il est Professeur en gynécologie obstétrique, me dit : “il parait que vous aller vous battre un peu pour comprendre ce qui est arrivé à vos enfants à cause de la Depakine ? Mais en faîte, ils ont quoi vos enfants ?” Je lui explique brièvement la situation et la difficulté à obtenir un diagnostic sous entendu celui du syndrome valproate fœtal. Sur ce il me dit: “ah croyez moi Madame, j’en sais quelque chose, j’ai aussi un fils Asperger et nous avons mis beaucoup de temps à trouver le bon diagnostic.
Imaginer...Voulait-il qu’on commence un groupe de soutien entre parents d’enfants différents, qui avaient des diagnostics complexes ??? Sur ce j’avais bien compris qu’il ne se sentait absolument pas fautif ni coupable de quoique ce soit ou en tout les cas évitait très bien le sujet.
Je me décidais du coup à couper court et à partir, il me dit: “En tout cas tenez moi au courant de cette situation avec le valproate car ça m’intéresse...Au revoir Madame.
Conclusion:
Ce gynécologue qui est maintenant Professeur en gynécologie obstétrique, à ce jour (le 22 mars 2017) n’a pas la moindre idée des risques de malformations et de troubles neurodéveloppementaux qu’encoure un fœtus lorsque sa mère est ou a pris un traitement de valproate de sodium !!!
 
                                                                               Régine